Comprendre la mouche de l’olive et l’impact sur vos récoltes.

Alors que la saison des récoltes arrive pour la fabrication de l’huile et pour le confit. On remarque souvent que de nombreux fruits sont atteints par des maladies diverses, entre autres la mouche de l’olive. Les petites taches brunes et les dépressions circulaires que l’on observe sur les fruits proviennent précisément des piqûres de cet insecte parasite nommé Bactrocera oleae. Cet insecte s’attaque spécifiquement aux oliveraies du pourtour méditerranéen dès la fin de l’été et en automne. La femelle perfore délicatement la peau du fruit pour y déposer un œuf unique.
En éclosant après quelques jours, la petite larve creuse des galeries à l’intérieur de l’olive pour se nourrir de sa pulpe. Cela provoque une altération rapide des tissus végétaux et entraîne souvent une chute prématurée des drupes sur le sol. Les arboriculteurs doivent donc surveiller attentivement leurs parcelles dès les premiers signes de chaleur estivale pour limiter ces dégâts considérables. La gestion rigoureuse des arbres devient alors une priorité absolue pour protéger la production annuelle contre ce fléau redoutable.
Les risques sanitaires et l’interdiction de consommation directe des olive atteints par la mouche de l’olive.

Face à ces olives piquées, une question se pose. Les propriétaires s’interrogent souvent sur leur consommation. Pourtant, ces fruits gâtés ne sont pas toxiques. Il reste fortement déconseillé de les croquer. On évite de préparer ces olives de table. La présence de galeries larvaires pose problème. Les déjections d’insectes abîment aussi la chair. Des pourritures fongiques opportunistes se développent. Tous ces éléments détruisent la texture. Ils gâtent totalement la saveur du fruit. La chair devient rapidement molle. Elle devient aussi très amère. Elle est impropre à la dégustation. Cela gâche le potentiel gustatif. La récolte fraîche perd sa valeur.
Les consommateurs recherchent des produits sains. Ces fruits véreux posent problème. Ils sont totalement inadaptés. On évite une transformation classique. Le type saumure est exclu.. Il faut donc impérativement trier sa production avant d’envisager la moindre recette de conservation traditionnelle à la maison. Cette précaution sanitaire basique garantit la qualité de vos préparations culinaires tout en évitant les mauvaises surprises désagréables à table.
Solutions de traitement et alternatives pour la production d’huile.

Pour endiguer la prolifération de ce ravageur redoutable, plusieurs méthodes de lutte préventive et curative existent pour les arboriculteurs amateurs comme professionnels. L’utilisation de pièges à phéromones dès le printemps permet de capturer les adultes avant les pontes massives dans les arbres. Des traitements à base de barrières minérales ou de cuivre protègent également la surface des fruits contre les attaques destructrices des femelles.
L’attaque reste modérée sur le domaine. Les oléiculteurs récoltent les fruits rapidement. Ils font un tri très rigoureux. Ensuite, ils envoient tout au moulin. L’huile extraite reste parfaitement consommable. Son acidité augmente toutefois un peu. La production perd un peu sa pureté. Cette démarche pragmatique sauve une partie des fruits. La récolte annuelle évite le gachis total. La pression parasitaire reste constante partout. Les vergers subissent cette menace au quotidien. Chaque producteur peut ainsi adapter sa stratégie selon l’intensité des attaques constatées sur ses parcelles.

