Arrêter de fumer est l’un des plus grands défis de santé publique au Liban. Le pays compte parmi les plus gros consommateurs de tabac au monde. Dans chaque café, dans chaque rue, on croise des gens qui tiennent une cigarette. Pour beaucoup, fumer est un geste social. Mais derrière ce geste se cachent des réalités dramatiques.

La cigarette n’est pas un simple petit rouleau de tabac.
Elle est le résultat d’une fabrication complexe. Le tabac y est broyé, séché et mélangé à plus de 7000 substances chimiques. Parmi elles, plus de 70 sont connues pour provoquer le cancer. On retrouve du goudron, du cyanure, de l’arsenic, du monoxyde de carbone et bien sûr la nicotine. Cette dernière est la responsable principale de la dépendance. En inhalant, la nicotine atteint le cerveau en moins de 10 secondes. Elle provoque une sensation de plaisir, mais aussi une forte dépendance qui pousse le fumeur à répéter le geste encore et encore.
Au Liban, un paquet de cigarettes coûte en moyenne 1 à 2 dollars.
Cela semble peu. Pourtant, si on calcule, un fumeur qui consomme un paquet par jour dépense environ 700 dollars par an. En 30 ans, cela représente plus de 20 000 dollars. Cet argent pourrait servir à éduquer un enfant, acheter une voiture, ou même assurer une retraite plus paisible. Mais il finit en fumée, littéralement.
Au-delà de l’argent, il y a la santé. Le tabac détruit le corps. Il attaque le cœur, les poumons, le cerveau. Le tabac augmente le risque d’infarctus, d’AVC, de cancers multiples, surtout celui du poumon. Il cause aussi la BPCO, une maladie chronique qui rend chaque respiration difficile. Imaginez devoir grimper un simple escalier et sentir que vos poumons brûlent. C’est le quotidien de milliers de Libanais qui n’arrivent plus à respirer normalement à cause du tabac.

Les chiffres mondiaux sont effrayants.
Plus de 8 millions de personnes meurent chaque année à cause du tabac. Au Liban, les maladies cardiovasculaires et respiratoires liées au tabagisme représentent une grande part des décès. Dans les hôpitaux, une grande partie des lits est occupée par des malades qui ont fumé toute leur vie. Derrière chaque chiffre, il y a une famille, des enfants, des parents qui perdent quelqu’un de cher.
Arrêter de fumer n’est pas simple.
C’est une lutte contre soi-même. Mais c’est une lutte possible. La dépendance est physique et psychologique. Les premiers jours sont difficiles. Les envies sont fortes. Le corps réclame la nicotine. Mais après quelques semaines, les poumons commencent à se nettoyer. Après quelques mois, la respiration s’améliore. Après quelques années, le risque de cancer ou de crise cardiaque diminue fortement.
Chaque jour sans cigarette est une victoire.
Chaque jour sans fumée est un cadeau pour le corps. C’est aussi un cadeau pour les proches. Car la fumée passive tue aussi. Les enfants exposés à la fumée de leurs parents développent plus de maladies respiratoires. Les conjoints non-fumeurs voient leurs risques de cancer augmenter. Le tabac ne détruit pas seulement celui qui fume. Il détruit aussi ceux qui l’entourent.

Arrêter de fumer, c’est aussi retrouver la liberté. La liberté de respirer sans effort, de profiter d’un repas sans que le goût soit altéré par le tabac. La liberté de sentir l’odeur du café, du jasmin, de la mer, sans la couvrir par la fumée.
Au Liban, où la vie est déjà difficile à cause des crises économiques et sociales, fumer est un fardeau supplémentaire. Les familles dépensent de l’argent qu’elles n’ont pas pour une habitude qui les rend malades. Nos hôpitaux débordent. Les médicaments coûtent cher. Et au final, c’est toute la société qui paie la facture.
Pourtant, chaque fumeur peut décider un jour de dire assez. Il peut poser sa cigarette et choisir la vie et peut demander de l’aide, consulter un médecin, utiliser des substituts nicotiniques. Le fumeur peut aussi rejoindre des groupes de soutien. Il peut aussi commencer simplement par réduire, puis arrêter. Le chemin est difficile, mais il est possible.

Le tabac n’apporte rien. Il ne soulage pas le stress. Il ne résout pas les problèmes. Au contraire, il en crée d’autres, plus graves, plus douloureux, plus coûteux.
Arrêter de fumer, c’est sauver sa vie. C’est protéger sa famille, offrir à ses enfants un avenir plus sain. C’est un choix courageux. Un choix vital. Et c’est un choix que chaque Libanais peut faire dès aujourd’hui.

3 commentaires
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