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Beethoven au festival international Al Bustan

Le dimanche 23 février se sont présentés la troisième symphonie et le troisième concerto de Beethoven au festival international de l’hotel Al Bustan. J’ai eu le Bonheur d’y assister et de jouir de la soirée. Dans cette rubrique, j’aimerais bien parler de la très célèbre symphonie n˚3 et je parlerai du concert pour piano dans mon prochain article.

La troisième symphonie communément appelée “Eroica” ou Héroïque en Français, est l’une des œuvres les plus célèbres et les plus difficiles de Beethoven. Elle est considéré comme un tournant dans l’histoire de la musique. Elle a été composée entre 1803 et avril 1805. La symphonie fut tout d’abord dédiée à Napoléon Bonaparte que le compositeur considérait comme l’incarnation des idéaux de la Révolution française. Mais, lorsque Napoléon s’est proclamé empereur des Français en décembre 1804, le compositeur renonça à cette dédicace car il jugea que le premier consul n’est après tout qu’un autre tyran. La symphonie est finalement dédiée à la mémoire d’un homme héroïque, bien qu’elle ait été par la suite dédiée au bienfaiteur du compositeur, le Prince de Lobkowicz.

Cette symphonie est l’une des œuvres les plus populaires de Beethoven. Elle est en outre considérée par certains comme annonciatrice du romantisme musical et elle est écrite pour orchestre symphonique. Comme la plupart des symphonies classiques, elle comprend quatre mouvements et son exécution dure, suivant l’interprétation, de 45 à 55 min.

Le premier mouvement commence par deux accords brefs et solennels en mi bémol majeur introduisant l’œuvre, avant la première exposition du thème principal « héroïque » aux violoncelles puis aux violons et juste avant la réexposition, le cor d’harmonie fait son entrée en solo sur le thème principal, en légère dissonance avec le reste des instruments, quatre mesures avant la « vraie » entrée avec les bois qui se relaient sur ce thème avant qu’un crescendo le porte aux cors et trompettes.

La nouveauté dans ce mouvement est la rupture avec certains principes de composition, ce qui se traduit par la suppression de l’introduction, remplacée par deux accords en mi bémol majeur, l’utilisation massive des bois et des cuivres et leurs rôles importants, désormais, ils participent à l’énoncé des thèmes. Au plan harmonique, les nombreuses modulations présentes explorent de nouvelles tonalités peu utilisées, et aussi l’emploi de dissonances dans le développement. L’innovation se poursuit au niveau de la structure, par l’ajout d’un 3e thème dans le développement, le prolongement de celui-ci avec ses motifs rythmiques et mélodiques a fait durer le mouvement de plus de 20 minutes.

Ce premier mouvement est décrit par le critique musical Sullivan “comme une expression du courage de Beethoven confrontant sa surdité”.

le deuxième mouvement lent et funeste, représente son immense désespoir. Il s’agit d’une marche funèbre, joué a la suite de la mort du héros. Ce mouvement, en particulier, dépeint un grand spectre d’émotions, passant de la misère du thème de la
marche funèbre jusqu’au réconfort qu’inspirent les épisodes en gamme majeure. Il est souvent jouer a l’occasion de cérémonies commémoratives comme celle de la mort du président Roosevelt ou celle d’Arturo Toscanini.

 Le troisième est une « indomptable révolte d’énergie créative » celle de l’âme éternelle du grand homme. La finale de la symphonie montre une grande portée émotionnelle et incarne une importance au sein du plan d’ensemble qui est inédite à ce point de l’histoire musicale; c’est une effusion exubérante de la même énergie. Alors que dans les précédentes symphonies la finale était une conclusion rapide et enjouée, elle est ici une longue série de variations et fugues sur un thème que le compositeur avait déjà écrit pour la musique de son ballet Les Créatures de Prométhée.

Finalement, l’œuvre est considérée comme un élément déterminant de l’histoire de la musique classique pour plusieurs raisons. D’abord pour sa durée: cette pièce est environ deux fois plus longue que toutes les symphonies qui l’ont précédée. Le premier mouvement à lui seul est presque aussi long que la totalité de plusieurs symphonies classiques. Dans cette œuvre, Beethoven couvre aussi beaucoup plus de terrain émotionnel que ses précurseurs : en effet, la symphonie « Eroica » est souvent considérée comme la marque du début de la période romantique en musique.

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