Voix de courage : trois femmes de l’année 2025, trois combats pour un monde plus juste.
Dans un monde souvent dominé par des récits d’hommes, certaines femmes s’élèvent avec une clarté rare. Elles transformant leur passion en action et leur voix en un écho capable de remuer les consciences. Huda Kattan, Greta Thunberg, et Cherien Dabis, femmes de l’année, incarnent des trajectoires différentes mais reliées par une même force intérieure. La force de lutter pour ce qu’elles estiment juste, même quand cela les place face à l’adversité ou à l’incompréhension.
L’une des femmes de l’année : Greta Thunberg : du climat à la solidarité globale.

Greta Thunberg s’est fait connaître dans le monde entier en lançant une simple mais puissante idée. Pour elle, les jeunes avaient le droit de questionner leurs dirigeants sur l’avenir de la planète. Ce qui a commencé comme une grève scolaire pour le climat est devenu un mouvement mondial. Ce qui a ransformanté une adolescente silencieuse en symbole universel de résistance face à l’inaction climatique.
Mais l’engagement de Thunberg ne s’est pas arrêté là. Profondément convaincue que la justice environnementale ne peut être séparée de la justice humaine, elle a étendu son activisme à d’autres causes, y compris la solidarité envers les Palestiniens. Elle a affiché publiquement son soutien à Gaza. De plus, elle a appelé à un cessez‑le‑feu immédiat, à la justice et à la liberté pour les civils touchés. Enfin, elle s’est jointe à l’initiative Global Sumud Flotillapour tenter de briser le blocus maritime autour de Gaza. Ce qui a mené à l’interception du bateau par les forces israéliennes en 2025.
Ce passage du climat à la défense d’un peuple opprimé illustre la conviction profonde de Thunberg. Ll’injustice, sous n’importe quelle forme, mérite d’être dénoncée. Qu’on l’admire ou la critique, elle a choisi de ne pas se taire. Même lorsque ses positions ont été contestées ou qu’elle a été décrite comme polémique par certains, elle s’est battue.
Huda Kattan : beauté, philanthropie et message de justice.

Huda Kattan est une entrepreneuse visionnaire dont le nom résonne dans le monde de la beauté. Mais, ce serait réduire son influence que de s’arrêter à ses succès commerciaux. Fondatrice de Huda Beauty, elle a transformé une passion personnelle en un empire global. Ainsi, elle est devenue l’une des femmes arabes les plus influentes dans l’industrie internationale.
Ce qui distingue Kattan, c’est l’usage qu’elle fait de sa plateforme pour des causes sociales et humanitaires. À travers des dons significatifs, des campagnes mondiales et une présence active sur les réseaux sociaux, elle a défendu des causes allant des normes de beauté toxiques à l’aide humanitaire internationale.
Concernant la Palestine, Huda Kattan s’est engagée publiquement à dénoncer ce qu’elle qualifie d’« injustice », tout en utilisant son pouvoir financier pour soutenir des organisations humanitaires. Sa contribution de 1 million de dollars à des ONG travaillant à Gaza témoigne de sa volonté de transformer une influence numérique en actions concrètes pour les plus vulnérables.
Pour Kattan, l’impact va au‑delà des paillettes et des rouges à lèvres . Pour elle, il s’agit de magnifier l’humanité, de tendre la main à ceux qui luttent, et de rappeler que chaque voix compte, même dans des discussions mondiales qui semblent écrites par d’autres.
Cherien Dabis : raconter l’histoire quand les mots ne suffisent plus.

Parmi les femmes l’année dans le monde du cinéma, Cherien Dabis est une force créatrice. Une combattante qui a toujours cherché à redéfinir la narration culturelle et politique à travers l’art. Palestinienne‑américaine, réalisatrice, scénariste et actrice, Dabis a utilisé l’écran comme un moyen de raconter l’indicible. Elle a donné une voix aux personnes souvent réduites au silence dans les médias dominants.
Son film All That’s Left of You (2025) explore plus de sept décennies d’histoire palestinienne à travers une histoire familiale empreinte de douleur, de perte et de résilience. Le film débute avec un jeune Palestinien confronté à l’occupation dans une manifestation, puis recule pour révéler l’impact intergénérationnel du conflit sur sa famille, depuis la Nakba jusqu’aux réalités contemporaines de l’exil et de l’identité.
Trois voix, un même combat pour l’empathie.
Greta Thunberg, Huda Kattan et Cherien Dabis évoluent dans des sphères très différentes. L’activisme climatique qui déborde vers la justice sociale, l’entrepreneuriat humanitaire et la narration cinématographique engagée. Pourtant, elles ont en commun le courage de défier les structures établies, de porter la voix des silencieux, et de rappeler que la justice ne se mesure pas seulement par les lois, mais par la capacité de chaque individu à se battre pour l’humanité des autres.
Leurs histoires nous enseignent que le combat pour la justice ne porte pas une seule forme : il peut être une grève pacifique, un don généreux, un film poignant, mais dans chacun de ces actes résonne une même conviction : l’oppression ne devrait jamais être tolérée, et la compassion n’a pas de frontières.
