Le Courage des militants de la flottille face aux psychopathes et l’infâme comédie des sanctions de papier.
Il est des moments où le langage diplomatique devient complice du crime. Regarder le monde fermer les yeux sur l’horreur, c’est accepter la barbarie. Les militants de la flottille humaine n’ont pas seulement bravé un blocus physique. Ils ont percé à jour une insoutenable imposture. On s’obstine à nous présenter cette entité comme démocratique. Pourtant, elle abrite et protège les bourreaux les plus féroces de notre siècle.
La chair suppliciée et l’héroïsme des militants de la flottille face à la férocité.
Ils sont arrivés par centaines, le corps brisé mais l’âme intacte, portant sur leur peau le témoignage irréfutable de la sauvagerie. Des bleus profonds, des chairs tuméfiées, des marques indélébiles de brûlures de cigares infligées avec un sadisme méthodique. Plus terrifiant encore, le silence lourd qui entoure les traumatismes de ceux et celles qui ont subi l’indicible des violences sexuelles. Ces marques ne sont pas des suppositions. Ce sont des preuves gravées dans le sang.
Qu’ont-ils ressenti dans l’obscurité de ces geôles ?
Une terreur viscérale, une frustration immense devant l’injustice, une humiliation profonde orchestrée par des tortionnaires farouches, des psychopathes dégoûtants dépouillés de toute étincelle d’humanité. Face à ces monstres, la résistance de ces activistes a été totale, puisée au plus profond de leur foi en la justice. Ces hommes et ces femmes sont l’incarnation d’une humanité pure et d’un courage surhumain. Ils savaient. Ils savaient pertinemment à quel point l’adversaire était cruel, ils connaissaient le sort des précédents convois. Pourtant, loin de reculer, ils sont revenus, plus déterminés, plus vibrants, plus nombreux. Face à des monstres froids, ils ont opposé la chaleur de la dignité.
L’ordre international ou la consécration de l’hypocrisie.
Pendant que le sang coule et que les corps sont brisés, le cirque de la politique occidentale déroule son spectacle écœurant. On nous a vendu cette entité comme le phare de la démocratie au Moyen-Orient, l’armée la plus morale du monde. Quel mensonge infâme. Quelle insulte à l’intelligence et à la décence humaine. L’Europe occidentale et l’Amérique du Nord, qui se drapent si fièrement dans le manteau des droits de l’homme, assistent à ce carnage avec une complicité passive qui donne la nausée.
Et que nous propose-t-on pour calmer notre colère ? Des sanctions. Des décrets écrits sur des bouts de papier qui ne valent pas un sou. On feint de geler les avoirs de quelques colons extrémistes, on joue la comédie de l’indignation, pour ensuite tout révoquer d’un trait de plume au gré des alternances politiques à Washington. Ces mesures de façade sont une insulte de plus aux victimes. Elles n’ont jamais arrêté, et n’arrêteront jamais, le monstre dans l’exécution de ses crimes. C’est une hypocrisie pure, un écran de fumée pour masquer la lâcheté de dirigeants qui refusent de couper le cordon avec la barbarie.
Quand la lâcheté nourrit le monstre.

Aujourd’hui, l’impunité est totale. Encouragés par la passivité internationale, les colons extrémistes, ouvertement appuyés par un gouvernement complice, redoublent de violence. Les terres sont volées, les vies sont brisées, et le système international continue de regarder ailleurs ou de bafouiller des condamnations stériles. Rien n’arrête cette machine de destruction, car ceux qui ont le pouvoir de l’entraver ont choisi de la parrainer.
Mais que les complices et les psychopathes le sachent : les cicatrices des militants de la flottille ne s’effaceront pas. Leurs témoignages restent des actes d’accusation historiques. On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas. Face à cette faillite morale collective, notre colère demeure intacte, foudroyante et blessante pour tous les lâches qui se taisent. Car si les institutions ont perdu leur honneur, le courage de ces volontaires, lui, brille comme le dernier rempart de notre dignité commune.
