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« Venise n’est pas en Italie » ; un film par Ivan Calbérac.

Après une longue et épuisante journée au travail, on sent un énorme besoin de se détendre. Quand il fait bon, on peut se mettre au balcon et jouir de la fraicheur de la brise et du silence de la nuit. Mais, quand il fait une chaleur torride comme c’est le cas ce soir, il vaut mieux rester à l’intérieur dans une chambre climatisée. Le problème là, c’est que c’est pas du tout marrant. Alors, plusieurs solutions se présentent ; regarder la télé, lire un roman, chatter sur le web ou bien voir un film.

Ce soir, j’ai opté pour le film et mon choix est tombé sur « Venise n’est pas en Italie » ; un film par Ivan Calbérac.

J’avais bien entendu parler du roman sorti au Livre de Poche et dont les ventes avaient dépassé les 120000 exemplaires.

Le film raconte l’histoire d’un garçon de 15 ans, Emile, yeux bleus, teint en blond par sa mère Annie pour faire plus beau. Sa famille, Chamodot, est originale et inclassable ; Bernard, le père, un peu doux-dingue, fait vivre tout le monde dans une caravane, alors que le garçon occupe une chambre dans le garage d’une voisine près des fondations de leur future maison qui semble ne jamais être construite. Il rêve d’une vie un peu plus normale et surtout de Pauline, une copine d’école qui lui a tourné la tête et dont la famille, extrêmement riche, est tout à fait différente de la sienne.

Les difficultés commencent, quand Pauline l’invite à Venise pour les vacances, l’adolescent est fou de joie, mais son bonheur tombe à l’eau quand ses parents décident de l’accompagner avec leur caravane, pour un voyage inimaginable et fantastique.  Pour cet adolescent timide qui a un peu honte de ses géniteurs, les vacances ne seront plus des vacances car surement, il ne saura masquer les aspects les plus ombreux de sa famille.

Le film dépeint une famille de Français bien lourdingue. Le père se plait bien dans sa splendide crasse et est tout à fait insupportable par sa bêtise et sa lourdeur. La mère qui, si elle se montre très maman poule avec son petit dernier, assume par moments son rôle de cendrillon désabusée qui a cru un jour aux contes vendus par son mari.

Le voyage est là pour montrer que chacun peut avancer dans la vie et s’ouvrir d’autres horizons, que les classes sociales pèsent sur les relations humaines, que la rouerie est acceptable si elle est menée pour une bonne cause. Les scènes sont denses et le jeu des acteurs complètement plat, surtout pour la petite amie du fiston qui laisse le spectateur de marbre. Le film est long et sombre dans la lagune et personnellement, je ne lui donne qu’une seul étoile.

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